Je fais partie de ces amoureux du grand air, de ceux qui fuient les tumultes de la ville dès qu’une occasion se présente pour se recentrer au bord de l’eau, qu’il s’agisse de la mer, de l’océan, d’un lac ou d’une rivière. Si je pratique avec plaisir la randonnée, le canyoning, le kayak et tant d’autres sports en pleine nature, force m’est de reconnaître que depuis ma plus tendre enfance, c’est vers la pêche que mon cœur balance. Adepte du no-kill depuis bien des années, qu’il y ait ou non du poisson m’importe finalement assez peu : j’y vois davantage une forme de pratique méditative.
La pêche m’a toujours offert cette plage de calme nécessaire pour garder la tête froide face à toutes les difficultés que j’ai pu traverser.

  • La pêche à la mouche dans les Pyrénées par exemple qui m’aide à entretenir cette paix intérieure, entouré par les montagnes, le souffle du vent dans les arbres, le chant des oiseaux et l’eau qui s’écoule paisiblement. Un tableau digne du film « Et au milieu coule une rivière ».
  • La pêche de nuit en surfcasting, au bord des plages de Méditerranée, où l’on se retrouve seul face à soi même, assis pendant de longues heures dans le sable, avec nul autre témoin que la lune et la paisibilité des chaudes nuits d’été, parfois parsemées par le chant mélodieux de quelques grillons insomniaques.
  • La pêche au leurre dans le canal du midi, à moins de 50 mètres de nos locaux toulousains, qui me permet tous les jours entre midi et 14 heures, de m’offrir une plage de décompression mentale de mai à décembre.

Bien que cela puisse paraître paradoxal aux yeux de certains, cette activité m’a toujours amené à poser un regard bienveillant à l’égard de la nature et de l’écologie, à l’importance de la préservation de l’environnement mais aussi des espèces. J’aime à penser que la pêche me permet de garder ce lien à la nature dans ce qu’elle a de plus précieux : la capacité à s’en émerveiller. Un lien que notre société tend à voir s’étioler, engendrant des comportements écocides et compromettant notre avenir à tous.
Sans compter que c’est un bon anti-stress.
Peut-être plus de gens devraient-ils se mettre à la pêche, quitte à ne pas mettre d’hameçon au bout de leur ligne…